Qu’est-ce que le rendement d’une pompe à chaleur ?


Le rendement c’est tout simplement le COP de la pompe à chaleur.
C’est-à-dire le coefficient de performance. 

Un calcul très simple permet de le calculer :

COP = Puissance émise/ Puissance consommée. En gros, c’est la différence entre ce que consomme l’équipement et la chaleur qu’il produit. 

Plus le résultat est élevé, plus votre PAC est performante. Sa valeur est généralement comprise entre 2 et 7.

Mais si on pouvait s’arrêter là ce serait trop simple. Il existe plusieurs indicateurs qui vous donnent une estimation des économies que vous allez pouvoir faire. 

Du coup c'est très important de tous les maîtriser. Ça tombe bien je vous les ai tous détaillés dans ce guide.
À la fin de votre lecture vous aurez même une liste d’actions qui permettent d’augmenter le rendement. 

On commence avec les 4 indicateurs à connaître.

On distingue quatre sortes de COP : 

Le COP commercial

Le COP commercial est appelé COP constructeur. Sa valeur reste théorique

Ce rapport est calculé en laboratoire, les températures extérieures sont donc contrôlées.
Elle est de 7° pour les pompes à chaleur air/eau et air/air.

Pour la pac eau/eau c’est 10°.

Le COP global


Le COP global prend en compte les petites imperfections de l’installation et les auxiliaires. Il prend aussi en compte l’énergie consommée pour le dégivrage.

Du coup il est plus fiable. 


Le COP annuel ou COPA


Le COPA est un indice très important.
Il mesure le rendement en situation réelle. C’est un rapport qui se calcule sur une année entière. 


Le SCOP ou COP saisonnier


Le SCOP est calculé sur la saison de chauffe, il prend donc en compte les changements climatiques.
On reparle du SCOP, plus en détail juste après.

Vous avez tous les indicateurs qui peuvent vous donner une idée du rendement de votre équipement.
Pour aller plus loin, je vous ai listé les critères qui influent directement sur la performance de votre pac. 

De quoi dépend le rendement d’une pompe à chaleur ?


La technologie


Vous vous doutez bien que toutes les technologies n’ont pas les mêmes rendements. La source d’énergie est différente pour chaque modèle, je vous ai fait une liste des grandes familles : 

- l’aérothermie (air/air), certainement la moins efficace lorsque les températures sont basses.

- la géothermie, un très bon rendement mais les travaux sont complexes. Il faut que les récepteurs soient dans le sol, il faut donc creuser. C’est la pac la plus chère à installer. 

- l’aquathermie (eau/eau), c’est la moins répandue mais elle est aussi très performante. Comme pour la géothermie, le souci c’est que ça coûte cher. 

- mix (air/eau), c’est le modèle qu’on installe le plus. Le rendement est bon et les travaux ne sont pas contraignants. 

La température


Moins il y a d’écart entre la température extérieure et la température intérieure, et mieux se porte votre pompe à chaleur.

Du coup il existe des modèles de pac adaptés aux hivers froids. 

L’habitat

Il faut réaliser une étude thermique avant d’investir dans une pompe à chaleur. 

Elle est obligatoire pour les constructions neuves à partir du 1er janvier 2022, selon la réglementation environnementale RE 2020.

Elle permet de réduire les besoins énergétiques d’un logement.
Un nouvel indicateur a été étudié pour ça, c’est le DH. 

Il mesure les “périodes d'inconfort" dans votre maison. Pour le dire plus simplement, entre 26 et 28° en journée, on estime que c’est inconfortable. 

Bref, cette étude reprend aussi l’isolation et l’orientation de votre maison. 

En fonction des résultats donnés vous allez savoir quelle pac choisir (modèle, puissance).
Ce qui est très important pour son efficacité

Plus elle correspond à vos besoins et plus son utilisation sera correcte. Ce que je veux dire par là c’est qu’une pompe sous dimensionnée ou sur dimensionnée ne sera pas rentable.

Le système de chauffage actuel


La température de l’eau à la sortie de votre pompe à chaleur diffère selon votre équipement de chauffage.
Elle est généralement entre 35° et 50° pour un plancher chauffant et de 65° pour des radiateurs haute température.

Il faut donc que votre PAC soit adaptée à vos émetteurs de chaleur. 

C’est là qu’intervient le SCOP. Je vous avais dit qu’on en parlerait plus en détail.

Le SCOP, le meilleur indicateur du rendement de votre pompe à chaleur


Nous avons vu tout à l’heure ce qu’est le SCOP.
C’est le rendement théorique saisonnier.
SCOP signifie littéralement Seasonal Coefficient Of Performance.

Il est mentionné sous forme d’une étiquette énergétique qui varie de A+++ à G.
Si votre pac est classée A+++, elle consomme 1 kWh d’électricité pour fournir au moins 5.1 kWh de chaleur. 

Ces étiquettes sont définies par la norme AFNOR EN 14825.


Cette norme prend en compte plusieurs critères. Le climat en fait partie.
Trois climats européens servent de base à l’établissement du SCOP :

• Le climat chaud basé sur la ville d’Athènes.

• Le climat tempéré basé sur la ville de Strasbourg.

• Le climat froid basé sur la ville d’Helsinki.

 Les essais ont lieu par - 7°C, 2°C, 7°C et 12°C.

Ce qui nous donne 4 étiquettes : 


Acheter une pompe à chaleur avec une bonne classe énergétique ne fait pas tout. Vous pouvez encore améliorer ses performances, tant au niveau de sa consommation d’énergie qu’au niveau de son rendement. 

Comment obtenir un meilleur rendement de votre pompe à chaleur ?


Dimensionner la puissance de votre pompe à chaleur

Ça paraît évident et pourtant on est toujours tenté(e) de choisir une puissance un peu plus élevée. Ça ne sert à rien, une pompe qui va fonctionner en étant sous dimensionnée va s’user plus vite.

Dites-vous qu’il faudra forcément passer par un professionnel. 

Sans logiciel de calcul vous ne pouvez pas estimer la puissance idéale.
Si vous ne savez pas vers qui vous tourner, vous pouvez cliquer ici. L’un de nos conseillers établira une étude de rentabilité gratuite.

Optimiser les sources d’eau froide et d’eau chaude


Le mieux pour optimiser le fonctionnement de la PAC, c’est d’avoir des émetteurs de chaleur douce. 

Là encore c’est un point que vous devez aborder avec un pro.

Si vos radiateurs sont à haute température il va falloir choisir un équipement adapté.
Sans ça, votre installation sera difficilement rentable.

Isolez votre logement


Là encore ça peut paraître évident. 

Une habitation bien isolée est plus rentable à chauffer.
Même si votre maison n’est pas très âgée, vous pouvez avoir de légères déperditions de chaleur. 

Autant les identifier avant d’installer votre nouveau système de chauffage. 

D’ailleurs, il existe plusieurs aides pour faire ce genre de travaux.
Vous avez la prime rénov, et d’autres subventions débloquées par l’Anah.

Si ça vous intéresse, laissez-moi un commentaire. Je vous donnerai les subventions auxquelles vous êtes éligible ainsi que leurs montants. 

Installer un accumulateur


Prévoir un ballon tampon peut améliorer efficacement le rendement de votre pompe à chaleur. 

Il est placé entre la pompe à chaleur et le système de chauffage.
Ce ballon augmente le temps des cycles et préserve votre équipement.

Il s’agit d’un réservoir qui prend le relais et évite à votre pompe à chaleur de démarrer trop souvent. Le dimensionnement du ballon tampon dépend des caractéristiques de votre installation.

Procéder à un entretien régulier


Une fois votre pompe à chaleur bien réglée, il faut la nettoyer et la faire contrôler une fois tous les 2 ans.

C’est très important, la saleté peut vite faire monter sa consommation.
Il faut vérifier que les grilles d’aération ne sont pas obstruées par de la poussière ou par des feuilles mortes. 

Pour ce qui est de l’entretien, je vous conseille de ne pas le laisser de côté.
Vous pourriez perdre votre garantie. 

Installer un mode de chauffage doux complémentaire


En cas de grands froids, vous pouvez opter pour un poêle à bois.
Comme ça, votre pac se repose le temps que les températures extérieures remontent un peu. 

Si d’autres idées vous sont venues à l’esprit, n’hésitez pas à les écrire dans la section commentaire.

D’ici là, je vous propose de faire un petit récapitulatif. 

Rendement et pompe à chaleur : Ce que l’on retient 


Pour que votre pac ait une consommation d’énergie minimale il faut que : 

  • Elle soit bien dimensionnée
  • Elle soit nettoyer régulièrement (surtout l’unité extérieure)
  • Les émetteurs de chaleur soit adaptés à sa production 
  • Elle soit contrôlée régulièrement (une fois tous les deux ans) 
  • Le thermostat soit bien réglé (évitez de changer trop souvent la température souhaitée, ça va augmenter sa consommation électrique) 

Si vous respectez déjà tous ces points, vous devriez faire de belles économies.


Pour ce qui est du rendement à proprement parlé : 

  • Assurez vous de choisir un COP assez élevé
  • Demandez conseil pour la technologie à choisir (le plus souvent ce sera air/eau)

Pour ce qui est de la rentabilité de votre investissement : 

  • Faites plusieurs devis avant d’acheter votre équipement (vous pouvez en demander un en cliquant ici
  • Assurez-vous de bien demander toutes les aides auxquelles vous avez le droit 
  • Assurez-vous de choisir une pac moyenne ou haute température (les pompes à chaleurs basse température ne vous rendent pas éligible aux aides)
  • Assurez-vous que votre chauffage actuel n’est plus assez performant (par exemple, si votre chaudière à gaz est toute neuve, ce ne sera pas assez intéressant). 

En respectant tous ces points, vous ne pouvez être que satisfait(e) de votre investissement. Si vous avez encore des questions, la section commentaire est faite pour vous. 

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