Savez-vous quels panneaux solaires installer ?

Avant d’aller plus loin, vous devez savoir quel type de panneau solaire sera le plus rentable pour vous : photovoltaïque ? Thermique ? Hybride ?

Tout dépend de vos besoins.

 

Avez-vous besoin de panneaux photovoltaïques ? 

Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces affirmations, il faut opter pour du photovoltaïque : 

  • Vous ne trouvez pas de solution efficace pour stabiliser votre consommation d’électricité. 
  • Vous avez prévu l’achat d’un véhicule électrique, ou, vous venez d’en acheter un.
  • Vous souhaitez vous émanciper d’EDF.

Pour toutes ces affirmations, le photovoltaïque est une solution plus qu’efficace.
Pour rappel, le fonctionnement d’un capteur photovoltaïque est simple : il transforme la luminosité du soleil en courant électrique.

Là où son cousin, le capteur thermique, utilise la chaleur et non la lumière.

 

Est-ce que le solaire thermique vous correspond ?

Cette fois-ci, vous recherchez une solution pour réduire vos dépenses en eau chaude.
Le panneau solaire thermique est une solution d’appoint idéale.
Il préchauffe votre eau sanitaire avant que celle-ci ne passe par votre ballon.

Attention à bien estimer vos dépenses.
En utilisant un chauffe-eau électrique, le choix d’une énergie photovoltaïque ou thermique est à étudier.

Le photovoltaïque peut effacer une partie de la consommation électrique du chauffe-eau. De son côté, l'énergie thermique permet de monter la température de l'eau et donc, de limiter également la consommation du ballon. Il faut simplement bien estimer les gains à faire.

D’ailleurs, si vous ne parvenez pas à les départager, il existe la solution 2 en 1.
L’hybride.

 

Quand faut-il opter pour les panneaux solaires hybrides ?

Ici, le critère déterminant, c’est surtout celui du budget.

La solution 2 en 1 est pertinente pour à peu près tout le monde. À moins que vous n’ayez trouvé une solution miracle pour réduire votre consommation d’eau chaude et d’électricité (auquel cas vous ne seriez pas en train de lire ce guide).


Le seul frein ici, c’est le prix de la technologie.
Bien évidemment, les économies sont conséquentes ce qui permet de contrebalancer le coût. 

Les subventions disponibles sont également plus importantes que pour le thermique seul ou le photovoltaïque seul.

Pour résumer, voici un récapitulatif des différentes options qui s’offrent à vous : 

 

Quels sont les critères à respecter pour passer à l’énergie solaire ?


Avant de vous précipiter vers le premier installateur venu, vous devez être certain(e) que c’est une solution rentable pour vous.
Pour éviter les faux pas, voici les conseils à suivre : 

Trouver des interlocuteurs de confiance 

C’est sûrement l’étape qui va définir la réussite de votre projet. 
Pour choisir le bon professionnel, il n’y a pas de règles établies à respecter, vous devez vous fier à votre intuition

Mais, voici tout de même quelques atouts non négligeables :

  1. L’installateur peut vous fournir rapidement son assurance décennale (à jour dans les cotisations) ainsi que sa qualification RGE et Quali’PV.
  2. Votre interlocuteur met en avant les avis laissés par ses clients
  3. Les avis clients que vous lisez ne sont pas tous parfaits, au risque de paraître faux (attention à bien vérifier qu’ils sont recueillis par une entreprise indépendante, exemple : avis vérifiés, trustpilot, …). 
  4. Votre installateur est d’accord pour vous faire visiter un chantier déjà réalisé.
  5. Votre installateur garantit un minimum de production par contrat (ce qui permet de vous  garantir un niveau de rentabilité stable). 

Vous connaissez vos besoins en kWc : 


En ayant déjà une idée de la puissance qu’il vous faut, vous allez facilement différencier les installateurs de métier des commerciaux.


Je peux vous donner une base en fonction de votre facture d’électricité : 

 

Si vous prenez une puissance trop élevée, vous n’allez pas tout utiliser.

Vous aurez donc payé plus pour faire autant d’économies qu’avec une plus petite puissance. 

Dans le cas contraire, avec une petite puissance, vous n’allez pas atteindre votre maximum en termes d’économies

Vous avez vérifié votre potentiel de production 

Je vous ai sorti quelques moyennes observées en fonction de différentes localisations.
Voici le potentiel de kWh produits avec 1 kWc sur une année : 

Bien évidemment, vous devez réaliser une étude de projet.
Ces moyennes ne permettent pas d’estimer précisément votre potentiel de production, trop de facteurs entrent en compte.

Les derniers prérequis à prendre en compte avant de sauter le pas : 

Pour une installation en toiture (ce qui se fait le plus souvent par rapport à une installation au sol) voici tous les critères décisifs :

Le type de votre toiture

La plupart des toits se prêtent sans problème à l’installation de panneaux solaires. 
Il est parfaitement possible d’en poser sur de l’ardoise, de la tige de botte, de la tuile mécanique, de la tuile plate, etc.

À l’inverse, les toits en goudron, en zinc, ou en matériaux naturels tels que les toitures végétalisées ou en chaume, ne sont pas adaptés.

Dans ce cas, on peut effectivement opter pour une installation au sol.
L’inconvénient principal à ne pas poser des panneaux en toiture, c’est qu’on ne touche pas la prime (et que ça prend de la place dans le jardin).

La surface nécessaire

 

Ne vous lancez pas dans des calculs interminables.
Je les ai faits pour vous.

Vous avez ici la surface à prévoir en fonction de la puissance choisie : 

 

L’inclinaison de la toiture

L’inclinaison a aussi toute son importance.

 

La meilleure inclinaison se situe entre 30 et 35°.
Un toit plat ne présente pas de problème, on met un support de pose qui corrige le manque d’inclinaison.

 

Pareil pour les toitures plus pentues. Des systèmes de fixation permettent de compenser l’inclinaison et de se rapprocher au maximum de l’angle idéal.

‍En bref, quelle que soit l’inclinaison de votre toiture, les panneaux peuvent profiter du meilleur angle.

 

Par contre, les frais et les démarches ne seront pas les mêmes s’il faut installer des supports en plus.

L’exposition du pan de toiture à équiper

L’orientation d’un capteur solaire est primordiale pour obtenir une bonne production.

 

Si votre toit est exposé au Nord, Nord-Est ou Nord-Ouest, vous ne devez pas poser de capteurs photovoltaïques. Ce ne sera pas rentable. 

(Comme pour la toiture, si ce n’est pas possible, on peut toujours les poser dans le jardin).

 

À l'inverse, la meilleure exposition possible est le plein Sud

Toutefois, une orientation à l’Est ou à l’Ouest n’est pas rédhibitoire.

Il faut simplement optimiser votre consommation en fonction du soleil et de sa position.

 

D’ailleurs, si vous n’avez pas de pan de toiture exposé sud, je vous conseille de cliquer ici. J’ai récapitulé les astuces qui permettent de produire un maximum même sans être exposé au Sud.

Les zones d’ombre

Les zones d’ombre projetées par les cheminées, les arbres, les antennes ou tout autre objet sont contraignantes.

 

Forcément, avec de l’ombre sur vos panneaux, vous produisez beaucoup moins d’énergie.

 

Si vous êtes dans ce cas, il faut opter pour des micro-onduleurs.

Avec ça, l'impact de l’ombre est beaucoup moins important.

Le taux d’occupation de votre foyer 

Une famille occupant une maison 24h/24 consomme beaucoup d'électricité photovoltaïque. 

Si vous n’êtes présent que le matin et le soir (comme beaucoup de personnes) vous utiliserez l’électricité du réseau en majorité.
Tout simplement parce que les panneaux ne produisent qu’en journée quand le soleil brille. 

Pour pallier ce problème, il existe plusieurs solutions : 

  • les solutions de stockage (batteries physiques, batteries virtuelles, borne V2G, …) 
  • les prises connectées qui alimentent vos appareils à des heures programmées
  • la domotique 


Ce sont des solutions à envisager avant (ou pendant) la réalisation de votre projet.

Plus vous utilisez la production de vos capteurs, plus votre installation est rentable.

Passons à l’aspect technique maintenant que vous êtes au point sur la théorie.

Comment installe-t-on des panneaux solaires sur un toit ?

Les étapes d’installation diffèrent en fonction de votre souhait. 

Vous pouvez installer vos panneaux vous-même, dans ce cas, il faut opter pour un kit. 
Vous pouvez également vous appuyer sur un professionnel pour déléguer la pose. 


Je vous détaille les deux options : 

Comment se déroule une installation de panneaux solaires avec un professionnel ?

Mieux qu’un long discours, voici une vidéo d’installation que nous avons filmée sur l’un de nos chantiers (je reviens en détail sur chaque étape juste après) :


Voici le déroulement classique d’un chantier d’installation de panneaux solaires : 

Infographie des étapes d'installation de panneaux solaires en toiture.
Ces étapes d'installation sont réalisées par des techniciens qualifiés Quali'PV.

Pour résumer, voici les étapes

  1. Mise en sécurité du chantier
  2. Préparation de votre toit
  3. Dépose de la couverture pour les panneaux en intégration
  4. Consolidation de la toiture si nécessaire
  5. Pose de la structure de fixation
  6. Fixation des panneaux sur la structure
  7. Pose du câblage
  8. Pose de la partie électrique (onduleur, coffrets électriques)
  9. Mise en service
  10. Raccordement
  11. Passage du consuel

Si vous avez besoin de plus de précisions, vous pouvez consulter nos schémas explicatifs.

J’attire votre attention sur l’étape n°3. Celle-ci ne vous concerne que si vous optez pour une installation intégrée au bâtiment. 

Comment installer des panneaux solaires soi-même ?

Dans un kit, vous recevez tous les éléments et vous les montez vous-même.

Vous ne payez donc que le matériel, les économies se font sur le prix de la main-d’œuvre.

Si c’est ce que vous voulez, je vous conseille de les installer sur le sol, vous n’avez pas à monter sur le toit.


L’installation sur tuile est délicate, vous pourriez engendrer des dégâts et donc des frais de réparation.


Il faut simplement choisir un kit qui propose des supports.

Vous n’aurez qu’à brancher les onduleurs sous les panneaux.
Relier les panneaux entre eux avec les câbles fournis, puis relier votre centrale à votre maison.  


Certains kit se branchent directement sur les prises électriques, tout dépend du matériel commandé.

Attention, plusieurs points sont à réfléchir avant de se lancer dans une installation maison :

 

Avec un kit, on ne touche pas d’aides


L’une des conditions de toutes les subventions solaires, c’est qu’il faut que l’installation soit réalisée par des techniciens RGE.

Il faut donc passer par des installateurs professionnels et certifiés.

À moins que vous ne possédiez la qualification Quali’PV, vous ne toucherez pas la prime à l’autoconsommation.

 

Le raccordement sur le réseau public est plus compliqué à obtenir 

 

On voit partout sur internet qu’il est impossible de raccorder un kit solaire. Ce n’est pas vrai, c’est seulement plus compliqué qu’avec une installation posée par un pro.

En faisant appel à une entreprise installatrice, le passage du Consuel est compris.

Si vous vous débrouillez tout(e) seul(e), il faudra le faire passer et payer la prestation. Vous risquez en plus de ne pas avoir une installation conforme.

Si le Consuel ne valide pas la conformité de votre centrale solaire, vous ne pouvez pas la raccorder au réseau public. 

Ce qui veut dire que : 

  • Vous ne pouvez pas réinjecter l’électricité dans le réseau 
  • Vous ne pouvez pas revendre le surplus que vous n’avez pas consommé 

 

Kit ou installateurs photovoltaïques certifiés ?

 

Si ce n’est qu’une question de prix, étudiez bien la question.

Avec les subventions et la revente de surplus, la différence de prix entre les deux solutions n’est pas importante.

Sans parler de l’aspect financier, il est plus sûr de faire appel à des pros.

Même si vous possédez une habilitation électrique, ce n’est pas suffisant, le photovoltaïque est complexe à gérer. 

En passant par des installateurs photovoltaïques, vous êtes aussi couvert(e) par leurs assurances (assurance décennale, assurance biennale, garantie produit et matériel…).

Ce ne sera pas le cas avec un kit.

En plus de tout ça, les travaux seront mieux maîtrisés et réalisés plus rapidement par des techniciens qui ont de l’expérience.

Dites-vous bien qu’il faut maîtriser tous les composants de l’installation. Il ne s’agit pas que des panneaux…

Certaines pièces, comme les onduleurs, sont fragiles et doivent être manipulées avec grand soin.

En bref, je vous conseille d’appeler un professionnel pour réaliser la pose.

Celui-ci maîtrise déjà les différentes techniques et sait ce qui sera le plus adapté à vos besoins. À commencer par le type de pose.

Pose en intégration au bâti ou en surimposition ?


Il existe deux techniques différentes pour poser des panneaux solaires

  • L’IAB intégration au bâti 
  • L’ISB intégration simplifiée au bâti (on dit aussi surimposition) 

 

L’IAB :

 

La technique d’intégration au bâti ne se fait plus beaucoup. C’est à cause de cette méthode de pose que beaucoup de toits ont fui.

Ici, c’est le système photovoltaïque qui vient remplacer les tuiles. Ce sont donc les panneaux solaires qui assurent l’étanchéité du foyer.

Les panneaux solaires intégrés au bâti sont de plus en plus rares.
Exemple d'une intégration au bâti

 

À l'époque, les subventions n’étaient attribuées que si l’installation était intégrée au bâti. C’est ce qu’on appelait la prime d’intégration au bâti.

Maintenant, c’est fini

Vous pouvez opter pour l’ISB (ou pour la surimposition) et avoir accès aux aides.

 

L’ISB ou surimposition : 

 

Cette fois, on ne touche pas à votre couverture. Des rails sont fixés sur vos tuiles, et les capteurs sont directement posés sur ces rails.

 

Les panneaux solaires surimposés produisent plus d'électricité.
Exemple d'une installation en surimposition

 

C’est l’option la plus rentable pour deux raisons : 

  • les travaux sont moins longs.
  • les panneaux solaires sont aérés. Comme ils ne sont pas en contact direct avec la toiture, ils produisent plus que des panneaux intégrés.

Malheureusement, vous n’avez parfois pas le choix.

Pour des raisons esthétiques, l’IAB peut être imposée.

 

Je vous ai préparé un récapitulatif des points positifs et négatifs.

 

IAB ou ISB ?

Si vous avez le choix, optez pour la surimposition

L’installation sera plus rapide, vous pourrez bénéficier de votre énergie gratuite le jour même.

Pour vous assurer une pose parfaite, il faut que vous ayez les bons outils pour dénicher une installatrice ou un installateur compétent.

Comment choisir un installateur qualifié ?


Comme je vous l’ai expliqué plus haut, vous devez faire confiance à votre intuition. 

Tout ce que je peux vous apporter en plus, ce sont les points techniques à vérifier.

Votre artisan est qualifié RGE et possède une spécialisation

C’est l’organisme Qualit’enr qui délivre ses attestations (reconnues par l’État). 

Sans la qualification RGE, vous n’êtes pas éligible aux subventions et vous prenez le risque de travailler avec une personne non formée.

En plus de la qualification RGE, votre installateur doit avoir suivi une spécialisation : 

  • Quali’PV s’il manie des capteurs photovoltaïques 
  • Qualisol s’il manie des capteurs thermiques (ou hybrides)
  • Qualisol CESI si vous avez demandé une option chauffe-eau solaire

Avec la certification qui va, vous avez très peu de chance de ne pas être satisfait(e) de votre installation. 

Vous pouvez également lui demander de fournir le dernier audit qu’il a passé.


Pour vous donner un exemple, voici le dernier audit que nous avons reçu : 

Consuel d'un audit de l'un de nos chantier
Exemple de consuel de l'un de nos chantiers.

 

L’installateur est à jour dans ses cotisations 

En plus de l’attestation de son assurance décennale, le professionnel doit pouvoir vous prouver qu’il est à jour dans ses cotisations. C’est important, ça assure que votre couverture est infaillible. 

Dans cette même logique, préférez les assurances décennales qui couvrent des montants importants. Qui peut le plus peut le moins.

Pour vous donner un exemple, notre assurance décennale couvre nos chantiers à hauteur de 7 millions d’euros. 

Il est proche de chez vous


Je ne vous apprends rien en affirmant qu’il est plus confortable de faire appel à un artisan local.

Je préfère tout de même appuyer ce point pour plusieurs raisons : 

  • La connaissance du climat de la région est importante. 
  • Vous avez une personne proche de chez vous en cas de souci ou de questionnement.
  • Ça limite les frais de déplacement. 
  • Ça limite également les aléas liés au trajet

Si jamais vous hésitez entre plusieurs artisans, je vous conseille de choisir un professionnel qui prend à sa charge toutes les démarches administratives

C’est ce que nous faisons chez Nouvel’R Énergie. Ça permet de vous faciliter le passage au solaire.

Il est possible que vous ne trouviez pas un installateur qui se charge de tout. 

Dans ce cas, vous devez connaître toutes les étapes à suivre.

Quelles sont les démarches administratives à suivre ? 

Vérifier que vous n’êtes pas en zone classée 

Ce que j’appelle une situation particulière, c’est si vous habitez dans une zone classée

 

Dans ce cas, l’installation de vos panneaux sera guidée par les architectes de bâtiments de France.

Jetez un œil à votre plan local d’urbanisme (PLU), vous verrez si vous êtes concerné(e) ou non.  

Vérifier l’éligibilité aux différentes aides 


Vous pouvez installer différents types de panneaux. Comme on l’a vu plus haut, chaque technologie ne donne pas accès aux mêmes subventions.

Pour les panneaux thermiques et hybrides, vous pouvez demander la prime rénov.
Cette prime doit être demandée avant le début des travaux.

Il est donc impératif que vous vous renseigniez avant de débuter votre installation. 

Faire une déclaration en mairie 

C’est ce qu’on appelle ici la déclaration préalable

Plusieurs éléments sont demandés pour constituer le dossier : 

  • DP1 : une photo satellite (Google Maps) et plan cadastral avec l’identification de la maison dans la commune
  • DP2 : Plan de masse avec intégration des panneaux avec les dimensions de la toiture et les dimensions du champ photovoltaïque
  • DP3 : Plan de coupe de l'installation (vue de profil) 
  • DP4 : Plan ou photo des façades et toiture
  • DP6 : Plan ou photo des façades et toiture avec intégration des panneaux
  • DP7 : Photo permettant de situer la maison et la future installation dans l'environnement proche
  • DP8 : Photo permettant de situer la maison et la future installation dans le paysage lointain (photo satellite)


Votre dossier doit être édité en deux exemplaires. Pour la DP1 et la DP2 il faut quatre copies.

Une fois que vous avez envoyé votre demande, vous n’avez plus qu’à attendre le feu vert de la mairie. Si vous ne recevez pas de retour sous 1 mois, votre demande est considérée comme étant acceptée

Vous pouvez entamer les travaux.

Faire passer le Consuel


Une fois les panneaux posés, vous avez besoin du Consuel.
Le Consuel, c’est : “Comité National pour la Sécurité des Usagers de l’Electricité.”

C’est l’organisme qui atteste de la conformité de votre centrale de production. 

C’est obligatoire, sans vos panneaux ne seront pas raccordés au réseau électrique public. 

Vous avez plusieurs étapes à suivre :

  1.  Créer votre compte ici
  2. Payer (entre 172,8 et 197,8 €) et envoyer l’attestation que vous allez remplir sur votre compte
  3. Faire contrôler votre installation par un technicien approuvé
  4. Attendre la validation

Si jamais votre installation n’est pas validée, vous devez corriger les défauts relevés et payer une seconde visite.

Si votre installation est conforme, vous pouvez demander le raccordement à Enedis.

La demande de raccordement 

Si vous avez opté pour la revente de surplus, vous devez remplir ce document

Si vous avez opté pour l’autoconsommation totale sans injection dans le réseau, c’est plus simple. Il vous suffit de signer une convention d’autoconsommation sans injection.

Une fois que vous avez le bon document, il faut suivre la procédure : 

1. Déposer toutes les demandes d’autorisation  

Installation photovoltaïque avec vente totale : Formulaire 22 E

Installation sans vente : Formulaire 23 E

Installation en production et en vente de surplus : Formulaire 36 E

2. Validation de votre demande

Vérification du dossier 

Réception d’une proposition de raccordement 

Signature de la proposition sous 3 mois 

Versement d’un acompte 

3.Travaux de raccordement


4. Demande de mise en service de l’installation

Demande en ligne de la mise en service sur Enedis  

Fournir le Consuel et le CAE 

Une fois que le raccordement est effectif, vous pouvez injecter l’électricité de votre production vers le réseau public.

Aparté pour les panneaux solaires au sol :

Si votre centrale au sol respecte ces 3 conditions, il n’y a aucune démarche à faire : 

  1. La puissance est égale ou inférieure à 3 kilowatts-crêtes (kWc).
  2. L’installation ne dépasse pas 1m80 de hauteur
  3. La superficie au sol excède les 20m²

 

Si ce n’est pas le cas, il faudra faire une déclaration en mairie. 

Combien de temps faut-il au total pour installer des capteurs solaires ?  

 

Vous pouvez compter entre 3 à 6 mois de la signature du devis à l’utilisation de votre propre électricité. 

C’est compliqué de donner un chiffre précis à cause des démarches. Tout dépend de la réactivité de votre mairie ainsi que celle d’Enedis. 

Pour ce qui est de la pose en elle-même, c’est rapide.

Une équipe d’installateurs composée de 2 à 3 technicien(ne)s spécialisé(e)s se déplace chez vous.
En fonction du nombre de panneaux et de la méthode de pose, le chantier peut être fait dans la journée même. 

 

Au plus long vous pouvez compter 3 à 5 jours

Il faut prendre une fourchette assez large à cause du temps. S’il pleut, les installateurs ne peuvent pas s’aventurer sur un toit glissant.

Un chantier complexe peut également donner du fil à retordre (échafaudage à installer, support pour corriger une mauvaise inclinaison de toiture, …). 

Comment budgétiser une installation de panneaux solaires ?

Je vous donne les coûts à anticiper, mais aussi les astuces pour payer un prix juste.

Exemple d’un budget précis :  


Voici les premiers prix d’une installation photovoltaïque dans sa globalité chez Nouvel’R Énergie : 

Dans ce prix, vous avez : 

  • l’étude de rentabilité
  • les démarches administratives
  • la pose
  • le matériel
  • les aides déduites 

Comme je l’ai écrit plus haut, les subventions diffèrent d’une technologie à l’autre.

Il peut parfois être plus avantageux de partir sur un type de panneau plus coûteux.

Pour vous aider à calculer le meilleur investissement, j’ai préparé un récapitulatif des aides à cumuler.

Les aides à cumuler pour installer des panneaux solaires : 

Voici un tableau avec toutes les aides et tous les montants : 

 

Voici les cumuls possibles : 

Infographie récapitulant les aides disponibles pour la pose de panneaux solaires
Les aides disponibles lors de la pose de vos panneaux solaires

 

Pour la prime à l’autoconsommation, vous n’avez rien à faire (enfin en principe). Normalement, les installateurs professionnels dignes de ce nom s’occupent des démarches à votre place. 

Du moins, c’est ce qu’on fait chez Nouvel’R Énergie.

 

Je ne détaille pas plus cette partie, vous avez l’essentiel.

Faire plusieurs devis pour trouver la perle rare : 

Vous n’aurez peut-être pas de différence flagrante, mais il vaut mieux avoir plusieurs offres.

Ça vous permet également de comparer les garanties

Commencer petit : 


N’hésitez pas à commencer avec le minimum.

Attendez un peu avant d’installer des batteries par exemple. Vous ne savez pas encore si votre consommation d’électricité nécessite du stockage.

Si votre toiture n’est pas ombragée, ce n’est peut-être pas la peine d’opter pour des micro-onduleurs. C’est un budget en plus à prévoir sinon. 

Plus votre installation correspondra précisément à vos besoins, plus vite elle sera rentabilisée.

Demander des garanties : 

Certains installateurs s’engagent sur un minimum de production. Grâce à cet engagement, vous pouvez demander un remboursement si votre installation ne produit pas ce qui avait été estimé.

Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur cette garantie, vous pouvez laisser vos coordonnées ici. Un conseiller vous expliquera tout ça clairement.

Qu’est-ce qui garantit le fonctionnement d’une installation solaire ?

Les normes de qualité du matériel : 

Aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir compter sur du matériel testé. Ce qui diminue fatalement le risque de ne pas avoir des panneaux solaires rentables.

Je vous ai listé quelques exemples de normes et de ce qu’elles vous assurent. 

  1. IEC 61215  

Les modules solaires possédants la qualification IEC 61215 ont les qualités de base pour être efficace. 

Ils subissent toute une batterie de tests avant d’être certifiés.

  1. NF EN 62109-2

Cette norme permet de contrôler le fonctionnement des onduleurs solaires.
Une fois que le matériel obtient cette qualification, il peut être utilisé sans aucun souci de sécurité pour vous ou pour votre installation électrique.

  1. NF EN 62716

Celle-ci permet de certifier que vos panneaux sont résistants à la corrosion (pouvant être causée par le brouillard par exemple). 

Et il en existe plein d’autres.
Les capteurs sont testés pour de multiples risques : porosité, points chauds, taches brunes, … Tout est passé au crible.  

La durée de vie du matériel

‍La plupart des panneaux solaires sont aujourd’hui garantis 25 ans à 80 % de leur production. (J’aborde cette histoire de perte de rendement dans la FAQ en fin de guide)

Au-delà, ils ne seront pas pour autant à jeter à la poubelle.

 

Il est parfaitement possible de les utiliser pendant 40 ans voire plus longtemps en fonction de leur qualité.

Si vous désirez plus d’informations à ce sujet, lisez notre article sur la durée de vie des panneaux solaires.

 

Une des premières installations photovoltaïques posée en Europe en 1982 produit encore 70% de sa production de départ.

 

Cette longévité s’explique par le fait qu’il n’y a rien de motorisé, les pannes sont très rares, voire inexistantes.

 

C’est aussi pour ça que de plus en plus de foyers s’en équipent.
Ils ne demandent pas d’entretien, vous produisez de l’énergie sans rien faire.

Un encadrement juridique bien ficelé 

On a déjà abordé quelques exemples plus haut. Aujourd’hui, un installateur de panneaux solaires doit réunir beaucoup de compétences reconnues par l’État. 

  • Assurance décennale (qui reste effective même si l’entreprise ferme)
  • Certifications des techniciens (à repasser tous les 3 ans) 
  • Assurance professionnelle 


Avec ces obligations, le risque d’arnaque est minime voire quasiment inexistant

Vous avez également le Consuel qui permet de certifier que votre installation est conforme.

Si celui-ci n’est pas validé, votre installateur doit corriger les défauts gratuitement jusqu’à ce que votre installation soit irréprochable. 


Vous avez en main les informations les plus importantes.
J’aborde maintenant les questions plus précises sur la technologie du matériel.

Quels panneaux solaires photovoltaïques choisir ?


Le choix du panneau solaire n’est pas toujours évident. Il existe beaucoup de marques différentes.

Voici quelques critères qui vous aideront à prendre une décision pertinente : 

Le rendement du capteur photovoltaïque : 

Le rendement est exprimé en pourcentage et correspond à la part d’énergie solaire qu’un capteur peut transformer en électricité (ou en chaleur).

Plus il est élevé, plus un panneau produit d’énergie.

Certains panneaux ont un rendement plus élevé que d’autres. C’est donc un critère qui peut vous faire choisir un capteur plutôt qu’un autre. 

Aujourd’hui, la bonne moyenne se situe entre 19 et 21%.

Attention à ne pas confondre puissance et rendement.

 

La puissance en watt-crête d’un panneau solaire :  

 

La puissance des capteurs solaires est exprimée en watt-crête. 

Si votre capteur affiche 375 Wc, ça veut dire qu’il peut atteindre des pics de production de 375 watts.

Aujourd’hui, les puissances qui s’installent le plus sont comprises entre 375 et 500 Wc. Tout dépend de la surface dont vous disposez (plus la surface est petite, plus vos panneaux doivent être puissants pour compenser). 

Par contre s’il affiche un rendement de 19% il convertira toujours 19% de la lumière qu’il reçoit.

Le rendement d’un panneau solaire et sa puissance sont les deux principales performances à prendre en compte pour le choix.

 

La marque du panneau solaire : 


La marque n’est, selon moi, pas le critère le plus important.

Bien évidemment, ça peut vous aider à vérifier la fiabilité d’un produit. 

Ici, vos préférences vont déterminer la marque la plus pertinente pour vous. Si vous êtes attaché(e) au Made In France, vous pouvez opter pour Dualsun. Ce sont des panneaux fiables et performants.

Tout ce qu’il faut c’est que la marque choisie coche toutes ces cases : 

  • Une expérience signifiante (plus de 20 ans)
  • Des avis clients visibles 
  • Une notoriété dans le secteur 

Une fois que vous avez choisi avec soin vos panneaux, il ne vous reste plus qu’à décider le mode de consommation à adopter.

Vous avez 3 options : 

  • autoconsommation totale, 
  • autoconsommation avec vente de surplus, 
  • la vente totale.

 

Quel mode de consommation choisir pour une installation en 2023 ?


Tout dépend de votre objectif : 

  • Un maximum d’économie : autoconsommation avec vente de surplus 
  • Un maximum d’autonomie : autoconsommation totale 
  • Un projet d’investissement : vente totale.

Autoconsommation avec vente de surplus : 

C’est le mode de consommation le plus vite rentabilisé. Voici pourquoi : 

  1. Vous consommez le plus d’énergie solaire possible à l’instant T.
  2. Vous obtenez un complément de revenu avec la vente de surplus. 
  3. Vous investissez le minimum puisque vous n’achetez pas de batterie.
  4. Vous obtenez la prime à l’autoconsommation.

C’est le type d’installation le plus choisi ces derniers temps.

Je vous ai mis les tarifs de rachat ici :

Ce n’est pas négligeable, sur une année, vous pouvez facilement gagner entre 200 et 300 €.


Autoconsommation totale : 

L’autoconsommation totale, c’est l’action de consommer directement 100% de l’énergie que vous produisez en direct.

Pour consommer la totalité de votre production, il faut bien souvent installer une solution de stockage. 

Si vous parvenez à tout utiliser, ce mode de consommation peut être très rentable, mais ce n’est pas toujours évident d’y parvenir. 

Notez également, que sans revente de surplus, vous n’êtes pas éligible à la prime.

La vente totale de votre production : 

Vous pouvez aussi tout vendre et ne rien garder pour vous.

Les tarifs ont bien baissé depuis qu’EDF OA a mis en place le rachat. Je ne vous cache pas que les tarifs sont encore instables.

L’État les avait gonflés pour inciter les foyers à installer des panneaux photovoltaïques. Maintenant que ça s’est démocratisé, il n’y a plus besoin d’encourager les citoyens.

Du coup, les tarifs baissent.

‍Si ça vous intéresse quand même, les voici : 

La vente totale reste intéressante si vous avez une très grande surface.

Les grosses puissances font encore gagner de l’argent (+ de 9 kWc). Sinon je vous conseille de faire de l’autoconsommation avec vente de surplus.


Que devez-vous maîtriser avant d’opter pour une installation solaire ?

Voici la liste des éléments par ordre de priorité que vous devez garder en tête pour passer au solaire : 

  1. Vous avez identifié vos besoins en énergie (consommation + type d’énergie).
  2. Vous avez trouvé un conseiller fiable à qui poser toutes vos questions.
  3. Vous avez réalisé une étude de rentabilité énergétique.
  4. Votre toiture a été passée au crible, vous savez que le potentiel de production est intéressant.
  5. Vous avez comparé plusieurs devis
  6. Vous vous êtes renseigné(e) sur les aides à toucher avant de signer le devis. 

Une fois ces 6 étapes validées, vous pouvez signer votre devis sans crainte.
Il existe un délai de rétractation de 14 jours, si vraiment vous n’êtes plus sûr(e) de vous, rien n’est irréversible.

Pour celles et ceux qui ont encore quelques questions, je vous conseille de jeter un œil à la Foire Aux Questions qui suit. 

Sinon, je suis disponible pour répondre à tous vos commentaires.

 

Foire Aux Questions : 

 

Faut-il installer des batteries solaires ? 

Il n’y a pas de mauvaises ou de bonnes réponses.
Tout dépend de votre budget et de votre objectif. 

La batterie est une solution pertinente si vous souhaitez être un maximum autonome. Par contre, une installation avec batterie sera rentabilisée moins rapidement (à moins que votre consommation d’énergie, la nuit, soit importante). 

Les panneaux solaires sont-ils couverts par l’assurance habitation ?

Vous devez prévenir votre assureur que des panneaux solaires vont être installés. 

Très souvent, on vous demande de payer un peu plus pour les couvrir. 

Sachez qu’ils bénéficient déjà d’une assurance décennale de 10 ans et d’une garantie produit de 25 ans. 

Soyez bien vigilant(e) avant de souscrire à un contrat.

Combien de kWh peut-on produire avec des panneaux solaires ?


Voici les moyennes observées en France : 

J’en profite pour préciser qu’il existe des garanties de production.
Par exemple, quand vous signez un devis chez Nouvel’R Énergie, il existe une mention sur le nombre de kWh que vous devez produire dès la première année.

Si ce n’est pas le cas, on s’engage à vous rembourser le manque à gagner.

De cette façon, vous êtes sûr(e) de garder un niveau de rentabilité minimum. Vous continuez à réduire votre facture d’électricité sans vous soucier du remboursement de l’investissement.

 

Le chauffage solaire est-il rentable ? 

L’installation thermique alimente votre ballon d’eau chaude sanitaire.

C’est un mode de chauffage qui fonctionne très bien pour la mi-saison. Par contre l’hiver ça ne sera pas suffisant. 

 

C’est une solution d’appoint.

Ça vous fait faire des économies, mais ça ne vous permet pas de vous passer de votre système actuel.

 

Vous pouvez aussi alimenter une pompe à chaleur avec le photovoltaïque.

Comme ça, vous faites profiter de l’électricité solaire à toute la maison. Avec le thermique, vous ne pouvez que faire chauffer de l’eau.

Quels sont les avis des producteurs d’énergie solaire ?

Les avis sur les panneaux solaires peuvent être mitigés.

Si vous ne prenez que des installations datant des années 2010, les avis sont plutôt négatifs. 

Par contre, aujourd’hui, on s’accorde à dire que les capteurs photovoltaïques représentent un investissement sûr. 

Ce texte a été validé par
Damien

Damien supervise nos chantiers d'installation depuis plus de 10 ans. Son expertise technique le rend incollable sur toutes les questions qui traitent de la rénovation énergétique (une bonne nouvelle pour notre porte-monnaie).

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