Pourquoi et comment calculer le bon dimensionnement pour ma pompe à chaleur ?


Pour que votre pompe à chaleur soit une bonne solution de chauffage, il faut bien l’adapter à vos besoins.


C’est ce en quoi consiste le dimensionnement. C’est l’évaluation de la puissance nécessaire pour une pompe à chaleur. 


Et pour faire cette évaluation, il faut faire des calculs.


Désolé de vous l’apprendre mais même si vous n’êtes pas le ou la boss des maths, il va falloir vous y mettre. Cette étape est très importante pour une installation optimale de votre pompe.


Mais ne vous inquiétez pas, c’est très simple. 


Je vous explique tout ce qu’il faut savoir dans ce guide :


  • Quels sont les éléments à prendre en compte pour une PAC bien dimensionnée ?
  • Comment calculer la puissance de votre appareil ?
  • Quelle est la puissance nécessaire pour 150 m2 ?
  • Quelles sont les différences selon les modèles ?
  • Pourquoi est- il important que votre équipement soit bien dimensionné ?


C’est parti, commençons d’abord par les éléments à prendre en compte pour dimensionner une PAC.


Les 5 éléments à prendre en compte pour bien dimensionner une pompe à chaleur


Il faut d’abord évaluer vos besoins


Pour ça, vous devez prendre en compte plusieurs critères :

  • La situation géographique de votre logement
  • Sa superficie
  • La qualité de son isolation thermique
  • Sa température intérieure idéale
  • La composition de votre foyer (si vous voulez un appareil capable de produire de l’eau chaude sanitaire)


Je vous conseille de faire réaliser un diagnostic énergétique. Comme ça un professionnel (de préférence RGE) se chargera de recenser tous ces critères pour vous.


Une fois tous ces critères réunis, vous pouvez commencer le calcul du dimensionnement de votre PAC. Je vous explique comment.


Comment calculer la puissance de sa PAC ?


Pour calculer la puissance de votre appareil, il faut faire l’opération suivante :


Puissance (en watts) = Volume du logement (en m3) x coefficient de construction x écarts de températures


Alors là, dit comme ça, ça paraît un peu abstrait. Mais rassurez-vous, il n’y a rien de bien sorcier dans tout ça. Je vais vous expliquer chaque élément de l’opération point par point.

Le volume du logement


Cette donnée correspond au volume à chauffer. Elle s’exprime en m3. Pour l’obtenir il suffit de multiplier la hauteur sous plafond par la superficie du logement.


Par exemple : Un bâtiment de 100 m2 avec une hauteur sous plafond de 2,50 mètres fait : 100 x 2,50 = 250 m3.


Si vous me suivez, alors je continue avec le critère suivant.

Le coefficient de construction


Cet indice exprime la qualité de l’isolation thermique d’un bâtiment. En gros, mieux votre habitation est isolée, moins il sera élevé. 

Je vous ai retranscrit sa valeur en fonction des principaux types d’isolation.


Si vous ne savez pas comment identifier votre isolation, vous trouverez cette info dans le DPE de votre logement.

Les écarts de températures


Ici on parle de l’écart entre la température intérieure idéale et la « température extérieure de base ».


Généralement, la température intérieure nécessaire à un confort optimal est de 21°C. Mais en fonction de vos attentes elle pourra être plus ou moins élevée.


La température « de base », elle, dépend de la région dans laquelle vous habitez. 


On distingue 8 zones de climat différentes. Elles sont elles même réparties en 3 températures de base. 


Si ça vous paraît compliqué, ce petit tableau va vous aider.

Bon, maintenant que je vous ai dit tout ça, passons à une application. Comme ça vous comprendrez mieux tout ce que je viens de vous expliquer.

Quelle puissance de pompe à chaleur pour 150 m2 ?


Prenons une habitation de 150 m2 située en Bretagne, isolée selon la norme RT 2000.


  • Le volume : Cette maison fait 2,50 m de hauteur sous plafond (c’est la hauteur moyenne d’un plafond en France). Je dois donc faire l’opération suivante pour l’obtenir : 150 x 2,50 = 375 m3


  • Le coefficient de construction : Isolée selon la norme RT 2000, cette maison a un coefficient de 0,85


  • La température : Prenons une température intérieure idéale à 21°C. L’habitation étant située en zone climatique H2a, la température extérieure de base est de -6°C. Je dois donc faire l’opération suivante pour obtenir mon indice :
  • 21-(-6) = 27


Donc mon opération finale “Volume x Coefficient x écart de Température” donne ça :


375 x 0,85 x 27 = 8 606,25 W


La puissance nécessaire est de 8 606,25 Watts soit 8,6 kW.


Vous voyez, il n’y a rien de bien compliqué dans tout ça.


S’il y a un point que vous n’avez pas compris, écrivez-moi vos questions dans les commentaires. Je vous donnerai ma réponse aussi rapidement que possible.



Quelles sont les différences selon les types de PAC ?


L’opération que je viens de vous expliquer ne convient pas à toutes les pompes à chaleur. 


Mais il n’y a rien de bien méchant. Il faut juste faire la distinction entre les pompes à chaleur monovalentes et bivalentes.

La puissance pour une pompe à chaleur monovalente


La pompe à chaleur monovalente est celle qui remplit à elle seule les besoins de la maison. Pour ce type d’équipement, l’opération que je viens de vous donner reste d’actualité.


Quand il fait beau, cet équipement fonctionne de façon saccadée car il n’a pas besoin de toute sa puissance. 


Les modèles air-air et air-eau s’abîment très rapidement si elles sont utilisées comme ça. 


Seuls les systèmes géothermiques et hydrothermiques peuvent donc être utilisés de cette façon.

Le calcul de la puissance d’une pompe bivalente


Une pompe à chaleur bivalente ne satisfait pas à elle seule les besoins de toute la maison

Ce type de pompe est donc couplé à un système d’appoint (chauffage électrique, chaudière au gaz, etc…). 


Dans ce cas, le calcul doit être adapté.


Eh oui, dans ces cas-là, la puissance de la PAC doit représenter 80% de la puissance globale.


Pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, pour nos 8,6 kW de déperditions thermiques, il faut faire ce calcul :

0,8 x 8,6 = 6,88 kW


En mode bivalent la puissance de la PAC de notre maison en Bretagne devra être de 6,9 kW.

Le reste des 8,6 kW nécessaires sera pris en charge par le système annexe. 


Alors attention, la puissance de l’équipement annexe doit représenter 40 % de la puissance totale

Ce qui signifie que la puissance de la PAC et de l’appoint combinés doit représenter 120 % de 8,6.


Donc :


Puissance totale (120%) - Puissance PAC (80%) = Puissance appoint (40%)

Pour notre maison en Bretagne cela fait :

10,32 kW - 6,9 kW = 3,42 kW


La puissance du chauffage annexe devra donc être de 3,5 kW maximum.


Si tous ces calculs vous semblent trop compliqués, ne faites surtout pas d’approximation.
Même si vous pouvez faire ces opérations seuls, le mieux reste de faire appel à un professionnel RGE. En plus de profiter de son expertise vous aurez droit à des aides.


D’ailleurs, comme nous sommes installateurs qualifiés RGE, nous pouvons les réaliser pour vous. Si vous souhaitez obtenir un devis et sauter cette étape des calculs, cliquez juste ici.


Voyons maintenant pourquoi toutes ces opérations sont vraiment importantes.

Pourquoi est-il important de bien dimensionner sa pompe à chaleur ?


Cette opération est primordiale avant de commencer les travaux d’installation. 


Cela permet d’avoir un appareil adapté à ses besoins


Pour que tout soit clair je vais vous expliquer :

  • Les risques du sous-dimensionnement
  • Les problèmes liés au surdimensionnement

Les risques du sous-dimensionnement


On parle de sous-dimensionnement lorsque le système n’est pas assez puissant. 


Ce cas de figure est embêtant car :

  • La pompe à chaleur n’arrive pas à chauffer autant que nécessaire
  • Le confort dans le logement n’est pas optimal
  • Vous êtes contraint d’utiliser un chauffage d’appoint


En résumé, votre consommation d’électricité sera plus importante. Votre facture d’énergie va alors augmenter


Les avantages qu’offre une PAC seront donc totalement effacés.


Les problèmes liés au surdimensionnement


Le surdimensionnement désigne une pompe à chaleur trop puissante


Là, vous vous dites : « Si elle produit plus que nécessaire, tant mieux ! Au moins elle répondra à mes besoins ». Eh bien, non…


Une pompe à chaleur trop puissante présente de nombreux désavantages :

  • Elle coûte plus cher à l’achat
  • Elle atteint la température idéale rapidement et se coupe dès que c’est fait
  • Ce fonctionnement saccadé détériore le compresseur


En résumé, vous payez trop cher et votre pompe à chaleur vivra moins longtemps.


Donc, comme vous le voyez, il n’y a rien de bon à avoir une pompe à chaleur mal dimensionnée.

D’ailleurs, je vous ai préparé un mini-guide avec quelques conseils pour bien choisir votre pompe à chaleur. Cliquez ici pour le télécharger.

En résumé : Le bon dimensionnement d’une pompe à chaleur est important 


Vous l’avez compris, une pompe à chaleur comme mode de chauffage c’est bien, mais dimensionné comme il faut, c’est mieux. Même essentiel pour être plus exact.

Il faut alors obligatoirement calculer la puissance nécessaire pour satisfaire vos besoins en énergie.


Si vous souhaitez le faire vous même, faites réaliser un diagnostic énergétique pour avoir tous les éléments nécessaires à l’opération comme la surface exacte de votre maison, etc…


Utilisez ensuite la formule suivante : 

Puissance = Volume du logement x coefficient de construction x écarts de températures


Si vous ne voulez pas le faire vous même, cliquez ici pour réaliser un devis. On vous rappellera rapidement.


Voilà, ce guide touche à sa fin. J’espère vraiment vous avoir aidé avec tous mes conseils.


Sinon, posez-moi toutes vos questions dans les commentaires. Je me ferai un plaisir de vous aider.


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