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Dans quel type de logement résidez-vous ?
L’essentiel à retenir :
- C'est quoi ? Un boîtier électronique ajouté sous chaque panneau pour gérer les ombrages.
- L'avis Nouvel'R : Utile dans des cas rares, mais souvent superflu.
- Le risque : Multiplier l'électronique en toiture augmente statistiquement le risque de panne.
- L'alternative : Privilégier un onduleur central performant (type SMA) ou des micro-onduleurs (Enphase) pour les toits complexes.
Un optimiseur pour panneau solaire est un boîtier électronique. Il est placé sous chaque panneau pour gérer l'indépendance du module tout en gardant une architecture de “chaîne”.
Pour simplifier, il s’agit d’un entre-deux qui combine un onduleur centralisé qui gère toute l’installation et des panneaux indépendants les uns des autres grâce à leur optimiseur.
Bien que populaire pour gérer les ombrages, chez Nouvel'R Énergie, notre retour d'expérience depuis 2013 nous pousse à la prudence. Le gain de production comparé au risque de panne ne vaut pas toujours le coût.
Comment fonctionne un optimiseur de puissance ?
Pour comprendre l'intérêt théorique d'un optimiseur, il faut d'abord comprendre comment "réfléchit" une installation photovoltaïque. C'est là qu'intervient le MPPT (Maximum Power Point Tracking, ou "Suivi du Point de Puissance Maximal" en français).
La production d’un panneau varie en permanence selon l'ensoleillement et la température. Le MPPT, c'est l'algorithme qui scanne le panneau en temps réel pour trouver le point d'équilibre parfait entre Tension (Volts) et Intensité (Ampères) afin de sortir le maximum de Watts.
Selon les données techniques étudiées par des laboratoires comme le NREL, l'utilisation d'optimiseurs permet jusqu'à entre 20 et 30% d'énergie récupérée en cas d'ombrage.
Sans optimiseur : La loi du plus faible
Dans une installation classique avec un onduleur central, vos panneaux sont branchés en série, formant ce qu'on appelle une "chaîne" ou un string.Le MPPT se trouve dans l'onduleur central, dans votre garage. Il gère toute la chaîne d'un coup.
Imaginez que l'électricité est de l'eau qui coule dans un tuyau d'arrosage. Si l'un de vos panneaux est à l'ombre (ou sale), c'est comme si vous écrasiez le tuyau à un endroit. Le débit (l'intensité) est bloqué pour toute la longueur du tuyau.
Avec optimiseur : Le MPPT "déporté”
C'est là que l'optimiseur intervient.
Au lieu d'avoir un seul cerveau dans le garage, on place un petit cerveau (l'optimiseur) derrière chaque panneau. On "déporte" la gestion du MPPT sur le toit.
Concrètement, si un panneau est à l'ombre :
- Son optimiseur détecte la baisse de régime.
- Il baisse la tension de ce panneau pour maintenir l'intensité (le débit) au même niveau que les autres.
- Résultat : Le courant continue de passer librement à travers le panneau affaibli, permettant aux autres panneaux de la chaîne de continuer à produire à 100%. Le "tuyau" n'est pas écrasé, l’eau n’est pas bloquée.
Pourquoi installer des optimiseurs ?
L’argument n°1, c’est la gestion des zones d’ombre (à cause d’une cheminée, d’un arbre trop proche de vos panneaux,…).
L’argument n°2, c’est le fait de pouvoir optimiser la performance de l’installation, de voir la production de chaque module. De s’assurer que si l’un des panneaux ne produit plus assez, les autres continuent de produire à leur maximum.
En théorie, ce sont de réels avantages.
La réalité du terrain : pourquoi nous évitons les optimiseurs
Avec un onduleur centralisé et des optimiseurs, vous multipliez les composants électroniques. Vous multipliez aussi le risque de panne.
Quand un onduleur central lâche, on le remplace en moins d’une heure.
Quand des otpimiseurs lâchent, la maintenance est beaucoup plus complexe :
- On identifie l’optimiseur en question (il arrive que les optimiseurs référencés par l’application de suivi ne soient pas positionné à la bonne place sur la toiture, on l’a déjà constaté sur plusieurs de nos interventions de dépannage).
- On monte en toiture, on dépose le panneau et l’optimiseur en question.
- On engage notre assurance décennale même si nous n’avons pas posé l’installation initiale (on devient responsable pendant 10 ans de toute l’installation, il est donc très compliqué de trouver des dépanneurs qui acceptent cette intervention).
- On change l’optimiseur, on rebranche le panneau.
L’entretien est beaucoup plus contraignant et coûteux.
Prix et rentabilité : est-ce que ça vaut le coût ?
L'ajout d'optimiseurs représente un surcoût non négligeable sur un devis.
- Prix moyen d'un optimiseur : Entre 50 € et 80 € TTC par panneau.
- Surcoût total : Pour une installation standard de 3 kWc (8 panneaux), cela représente entre 400 € et 700 € supplémentaires.
Si votre toiture ne présente pas de zone d’ombre, ces 700€ ne vous rapporteront pas 1 kWh de plus.
Les alternatives pour une installation performante et fiable
Deux options s’offrent à vous :
- Un onduleur centralisé intelligent, qui gère très bien les ombrages partiels sans installer d’optimiseurs.
- Des micro-onduleurs qui suppriment l’interaction avec l’onduleur central (et donc un point de défaillance en moins).
Si votre toiture est "facile" ou avec peu d'ombrage : L'onduleur central seul est la solution la plus robuste et la plus rentable.
Si votre toiture est complexe (ombrages multiples, orientations différentes) : Nous vous orienterons plutôt vers des micro-onduleurs (comme Enphase).
Pourquoi ? Parce quitte à mettre de l'électronique sur le toit, autant supprimer l'onduleur central. En cas de panne d'un micro-onduleur, le reste de vos panneaux continue de produire à 100%. Ce qui n'est pas toujours le cas avec une chaîne équipée d'optimiseurs.



Bonjour, Suite à votre comparatif, j'entends bien vos arguments qui militent pour les microonduleurs ou un onduleur centrale. Dans mon cas, j'ai un fort ombrage (panneaux à l'ombre hors saison cause majoritaire de pins ), et mon installation est triphasé. En ce qui concerne le triphasé, il est géré par un onduleur ou par des microonduleurs qui ne gèrent pas un mppt par panneau. De plus si panne électrique reseau, plus de synchronisation et la production s'arrete avec les microonduleurs. Ensuite l'optimiseur est le seul moyen d'optimiser chaque panneau. Est ce que le système peak manager de fronius sait en faire autant. Quel est votre avis.
Cordialement
Eric
Bonjour, Suite à votre comparatif, j'entends bien vos arguments qui militent pour les microonduleurs ou un onduleur centrale. Dans mon cas, j'ai un fort ombrage (panneaux à l'ombre hors saison cause majoritaire de pins ), et mon installation est triphasé. En ce qui concerne le triphasé, il est géré par un onduleur ou par des microonduleurs qui ne gèrent pas un mppt par panneau. De plus si panne électrique reseau, plus de synchronisation et la production s'arrete avec les microonduleurs. Ensuite l'optimiseur est le seul moyen d'optimiser chaque panneau. Est ce que le système peak manager de fronius sait en faire autant. Quel est votre avis.
Cordialement
Eric
Bonjour Eric,
Merci pour votre commentaire très pertinent.
Vous avez raison, les micro-onduleurs se coupent s'il n'y a plus de réseau (norme de découplage VDE 0126). Cependant, c'est exactement la même chose pour un onduleur central avec optimiseurs.
Si vous voulez du courant pendant une panne, il faut installer un système de back-up (avec batteries physiques ou un onduleur hybride spécifique, le fronius peut proposer cette option).
Le fonctionnement off-grid (c'est-à-dire back-up même pendant une coupure) est possible avec les IQ8 mais ce n'est pas encore autorisé en France (on surveille ça de près).
Le système Dynamic Peak Manager de Fronius est un algorithme logiciel très performant, il scanne la courbe de puissance pour trouver le meilleur point de fonctionnement malgré l'ombre.
C'est excellent pour des ombrages "partiels" ou mobiles (nuages, cheminée fine).
Dans votre cas, avec des ombrages "structurels" et denses, l'optimiseur (type SolarEdge) ou le micro-onduleur gardera une légère avance de production (souvent estimée entre +3% et +5% par an par rapport à un string classique bien géré).
Les deux solutions viables sont :
Si vous souhaitez approfondir le sujet des micro-onduleur triphasé, vous pouvez consulter notre article dédié : micro-onduleur triphasé.
N'hésitez pas à me laisser vos coordonnées ici. L'un de mes collègues à la technique vous contacte dans la foulée pour estimer avec vous la meilleure configuration possible.
Je reste également disponible si vous avez davantage de questions.
Belle journée à vous,
Léna.
Bonjour Eric,
Merci pour votre commentaire très pertinent.
Vous avez raison, les micro-onduleurs se coupent s'il n'y a plus de réseau (norme de découplage VDE 0126). Cependant, c'est exactement la même chose pour un onduleur central avec optimiseurs.
Si vous voulez du courant pendant une panne, il faut installer un système de back-up (avec batteries physiques ou un onduleur hybride spécifique, le fronius peut proposer cette option).
Le fonctionnement off-grid (c'est-à-dire back-up même pendant une coupure) est possible avec les IQ8 mais ce n'est pas encore autorisé en France (on surveille ça de près).
Le système Dynamic Peak Manager de Fronius est un algorithme logiciel très performant, il scanne la courbe de puissance pour trouver le meilleur point de fonctionnement malgré l'ombre.
C'est excellent pour des ombrages "partiels" ou mobiles (nuages, cheminée fine).
Dans votre cas, avec des ombrages "structurels" et denses, l'optimiseur (type SolarEdge) ou le micro-onduleur gardera une légère avance de production (souvent estimée entre +3% et +5% par an par rapport à un string classique bien géré).
Les deux solutions viables sont :
Si vous souhaitez approfondir le sujet des micro-onduleur triphasé, vous pouvez consulter notre article dédié : micro-onduleur triphasé.
N'hésitez pas à me laisser vos coordonnées ici. L'un de mes collègues à la technique vous contacte dans la foulée pour estimer avec vous la meilleure configuration possible.
Je reste également disponible si vous avez davantage de questions.
Belle journée à vous,
Léna.